Bonjour à tous,
Je me permets de répondre à ce sujet car étant réserviste dans le 64, j’ai été amené à travailler avec le GRP.
Tout d’abord, il y a plusieurs points à éclaircir :
Le dispositif avait été essayé dans 3 brigades, aujourd’hui, ça n’a marché que dans 1 seule, soit à cause des relations entre le CB et le GRP soit parce que la mission n’a pas montré grand intérêt ou utilité. Résultat, dans le 64, il n’y a qu’un seul GRP.
Ensuite, comme l’avait expliqué plus ou moins explicitement le DGGN, les armes seront confiés à des « des gens que l’on connait », autrement dit des anciens de l’arme, ce qui le cas.
Le GRP est l’ancien CB de la Brigade où il est ,et, est MIP, issu d’un PSIG, donc en terme de formation, ce ne sera pas des PAX que l’on vient de peindre en bleu, surtout si vraiment la Gie souhaite les envoyer en premier.
Pour un ancien de l’arme qui a conservé toute sa vie (ou presque) son arme de service et en gérait sa gestion, je pense qu’il a l’habitude.
Concernant le GRP, même si au départ il devait effectuer du « bleu » sur des situations délicates en attendant les PAMI, finalement il n’en n’est rien (la réalité rattrappe bien souvent les rêves). La mission qu’il assure est tout autant importante (du moins là où elle a trouvé son public), car il assure de la prévention de proximité et du renseignement, ainsi qu’un contact fort avec la population et les commerçant, j’ai été impressionné par la proximité avec les commerçants et les locaux avec ce GRP.
Cette expérience et ce retour positif a même valu au GRP de recevoir le Cdt de la RGNA et le Cdt des réserves et de la jeunesse qui l’ont suivi pendant sa patrouille et qui entre deux dégustations de foie gras et de jambon ibérique, ont été conquis par le concept qui finalement n’est pas d’intervenir sur des situations délicates mais plus sur la résolutions de conflits entre les commerçant par exemple, il joue plus le rôle de médiateur que de « patrouilleur à l’américaine » seul dans son VL ou à sa maison à attendre un appel du COG.
Il fait ce qui est maintenant très difficile pour les « brigadiers », faire du contact de proximité pur et dure.
Contexte oblige également, c’est lui qui s’est chargé des procurations dans la brigade, évitant ainsi à ces camarades cette charge supplémentaire.
Néanmoins, je vous rejoins sur vos inquiétudes, un gendarme, même avec toute l’expérience du monde n’est jamais en sécurité, même à deux, même à trois…
Ce concept marche particulièrement bien car c’est une petite ville touristique avec un centre ville concentré et des touristes tout au long de l’année, je doute que dans des villages reculés le GRP ait autant d’impact que ça, et pourra se retrouver dans des situations délicates qui sont plus dangereuses que un simple conflit entre commerçants ou touristes qui se marchent sur les pieds.
Personnellement je pense que cela dépend de pleins de facteurs pour que cela marche bien et ça sera au cas par cas.