Les force de l'ordre travaillent dans des conditions "déplorables", selon un rapport

60% des gendarmes ont déclaré ne pas être satisfaits de l’état de leur logement. « Nombreux parmi les femmes et les hommes qui servent dans la police ou la gendarmerie travaillent dans des conditions déplorables, générées notamment par la vétusté des bâtiments », dénonce Jean-Michel Fauvergue, constatant « un sentiment d’abandon ».

Par contre on va mettre un PC dans chaque cellule de prison :rage:

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Avec téléphone portable tv et cie.
Je pense que maintenant tu peux « mieux » vivre entre 6 murs que dans un appartement perso…

Les personnels en activité, présents sur le forum, ressentez-vous une amélioration depuis que ce sujet a été ouvert? (Soit 2019).

J’ai l’impression que les conditions de travail/vie etc poussent les personnes à quitter la Gendarmerie. Que l’institution crée beaucoup de désillusions, a du mal à recruter, en sous-effectif et moins sélective qu’avant. Certains disent même de ne pas s’engager.

Est-ce vraiment si catastrophique ou c’est clairement supportable sans faire le difficile?

Ça peut « effrayer » pour quelqu’un qui souhaite s’engager et faire carrière.

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Pour y vivre de l’intérieur, surtout en mobile, je peux confirmer que certains logements sont bien dégueulasses et qu’ils ne sont pas tous aux normes.
Pour ceux qui veulent faire carrière ou pour qui c’est une passion, je pense qu’il faut s’accrocher. Il y a des bons comme des mauvais côtés.
Malheureusement on peut se faire une idée qu’une fois qu’on y est.

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Pour revenir sur ta réponse @Tac, je pense également qu’il y a un facteur chance indéniable…

Quand certains te disent qu’ils ont de superbes résidences neuves, bien isolées et bien situées ; d’autres se retrouvent dans des bâtiments insalubres… :sweat_smile:

Apparemment, en école, on insiste sur la rusticité qui peut caractériser la vie du gendarme…ça commence déjà par les logements on dirait :upside_down_face:

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On est bien d’accord, les meilleurs logements sont réservés à ceux qui sont mariés avec enfants ou pour les gradés. Quand la mise en compétition est lancée, en général tu te retrouve avec quelque chose qu’on donnerait même pas aux civils. (Attention je ne crache pas dans la soupe, certains logements sont visiblement mieux entretenus, mais il faut bien dire la vérité).

L’école et la vie réelle sont parfois bien différentes. :roll_eyes:

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Vos propos concernent la Mobile ou également la GD? J’ai entendu qu’en GD on était quand même mieux servi côté logement etc…

Ça dépend de ta brigade, il y en a de très belles.

Et parfois tu as du mois récent mais mieux construit, donc c’est vraiment un tirage au sort. :man_shrugging:

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Je parle de la mobile, en tout cas là où je vis actuellement.

Ouais ça rejoint ce que vous dites en vrai, il y a une part de hasard dans tout ça et chaque expérience est propre à chacun. Ok pour le logement.

Et concernant les conditions de travail ? Le métier est-il toujours autant gratifiant qu’auparavant? J’ai l’impression qu’il y a un ras le bol et une usure mentale chez certains. Ce métier veut qu’on se rende utile et disponible mais j’ai vu par ci par là que ce n’était pas forcément le cas chez tout le monde. Et l’article du sujet et ses réponses s’y prêtent au jeu

Après je pars du principe que quelqu’un de mécontent témoigne beaucoup plus que quelqu’un de satisfait mais je cherche ici des avis de ce côté là. Personnel ou impersonnel. Bien que je compte me faire mon avis moi même une fois en unité.

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Vous vous ferez votre propre avis, ça c’est certain et j’espère qu’il sera positif.
En ce qui me concerne, en ayant du recul et en essayant de rester objective :

  • le travail en lui même est usant (parfois des horaires décalés, des déplacements fatigants, des tâches ingrates à faire), mais vous êtes prévenus dès le début.

  • ce que je n’accepte pas, c’est cette hypocrisie permanente qui règne souvent, le « tu vas faire ce que je te dis car tu n’as pas le choix », les mutations qu’on impose et qu’on ne choisit pas (un « choix » pas dépit ou par défaut est-il vraiment un choix finalement ?)

  • prendre conscience de l’impact que ce métier aura ou a déjà sur vos familles, vos proches, vos compagnons/compagnes (mention spéciale pour les femmes de gendarmes qui sont leur pilier et qui ne peuvent pas flancher)

  • de plus en plus de personne changent de métier, et en ce qui concernent l’institution, même si chacun a ses raisons et que ce n’est pas toujours lié à la difficulté du métier, on peut quand même se poser des questions quand on voit les difficultés de recrutement, ou encore les postes qui n’ont pas été remplacés dans certaines spécialités, faute de personnel.

  • vous avez un certain nombre d’avantages aussi. Un logement gratuit (encore faut-il tomber sur quelque chose de potable), des primes, des aides financières/prises en charges (notamment le déménagement dans le cadre d’une mutation), une multitude de spécialisation au sein de l’institution et j’en passe ! Ça il ne faut pas l’oublier, comme dit juste avant, je ne crache pas dans le soupe.

Mais, de ce que j’ai vu, c’est un métier beaucoup plus difficile qu’on le croit. Il faut avoir les épaules solides et les nerfs bien accrochés. Ça sera difficile autant dans le pro que le perso car vous vivez sur votre lieu de travail bien souvent.

Et pour terminer, je ne cherche ni à dénigrer, ni à décourager qui ou quoi que ce soit. C’est mon expérience personnelle et ce n’est pas une généralité.

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Mon psig a 3 pc pour 19 PAX. Pas de salle de sport comme beaucoup à de brigades ont… a 4 dans un logement ( obligé d’occuper le salon comme chambre), salle « commune » de 13m carré sans autre salle pour les effectifs et j’en passe mais alors des tas…

Petite anecdote, une cheffe des AI ( affaires immobilières pour les novices) passent à notre logement afin de répertorier toutes les traces et autres dégâts sur les murs pour repeindre ainsi que tous les problèmes type problème de fuite, de porte, de placard ect. Je me suis étonné qu’elle passait, j’ai trouvé ça cool. En effet, le logement va être attribué à un sous off suite à la professionnalisation. J’ai beaucoup ris.

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C’est vrai qu’on se tape souvent des barres de rire, ils sont très drôles

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Ma brigade a été classée insalubre à mon arrivée en 2020. Mes collègues habitaient encore dedans, ils ont dû etre logés en urgence dans le civil.
La nouvelle brigade est en construction, 10 ans de retard :rofl: on était censé y être pour Juin, mais on y est toujours pas…

Nous vivons tous à l’extérieur mais les bureaux sont toujours dans l’ancienne brigade.

Après moi j’adore mon métier, c’est une vocation et une passion mais comme partout y’en a qui ont vu de la lumiere au bout du couloirs et qui sont là pour le logement gratuit et le salaire et qui vont gueuler dès qu’on va leur demander un truc…

Mais ça prend du temps, on rentrera pas forcément à l’heure prévue, les QL et repos qui peuvent sauter, ne pas pouvoir sortir quelque part car cous travaillez ou risquez de sortir la nuit.

Je me souviens d’un article de presse mentionnant qu’un maire voulait racheter un site militaire pour transformer les logements en HLM, mais il fallait tout remettre aux normes pour que des civils puissent y habiter. :rofl:

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Ahah bon après c’est comme partout il y a du bon et du moins bon…

C’est le métier que j’ai toujours voulu faire, j’ai encore la chance et l’opportunité à mon âge (22) de pouvoir faire GAV. J’attends une convocation en école actuellement, et une fois en unité, je pourrais voir par moi même le monde gendarmique.

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