Bonjour à tous,
Je me pose une question importante et j’aimerais avoir des retours si certains peuvent m’éclairer.
Est-ce qu’il y a des personnes avec un profil atypique (TSA / autisme) qui sont dans la gendarmerie, notamment chez les sous-officiers ? Est-ce que ce genre de profil est compatible avec ce métier, ou est-ce qu’il vaut mieux envisager une autre voie ?
C’est un projet qui me tient vraiment à cœur, je suis motivé et je me suis toujours bien adapté aux environnements pro, même très dynamiques. J’ai travaillé chez McDonald’s où c’est souvent très agité, et j’ai aussi été animateur en école élémentaire, donc j’ai appris à gérer pas mal de situations.
J’ai parlé de mon TSA à la psy lors de l’entretien et j’ai eu 5 à l’épreuve orale, donc je me demande si ça a pu jouer, et si mon profil peut poser problème pour intégrer la gendarmerie. Et savoir si ça vaut le coup de continuer et de retenter je suis inscrit pour la session de septembre
Merci d’avance à ceux qui prendront le temps de me répondre
Bonjour,
Malgré tous tes efforts je pense que ça va être impossible… la hiérarchie ne voudra pas prendre la responsabilité de te laisser une arme dans les mains..
J’ai peut-être tort, mais ça risque de bloquer
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Salut,
Le 5/20 à l’oral c’est presque tout le temps un véto du psychologue, donc je pense que le TSA en est certainement la cause… Essaye peut-être de plus te renseigner voir si c’est possible de réussir le concours quand même ou alors peut-être ne pas en parler mais c’est sûrement plus risqué.
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Bonjour !
Ayant moi-même un fils qui a reçu le même diagnostic que toi, je sais bien que le spectre de l’autisme est extrêmement large, entre les personnes les plus inaccessibles à la communication et celles qui sont extraordinairement douées dans toutes sortes de domaines.
A mon avis, l’« étiquette » TSA ne devrait pas être un obstacle : s’il y a des examens psychologiques à l’entrée, c’est justement à eux de déterminer l’adaptabilité du candidat. En l’occurrence, la psychologue que tu as rencontrée semble penser que ce n’est pas ta voie, mais tu peux te donner une seconde chance d’essayer d’entrer.
Si tu as réussi à développer des compétences satisfaisantes en communication, et que tu as d’autres talents à mettre au service de la gendarmerie (prodige de l’informatique ou autre…), tu peux t’appuyer sur eux.
Dans un rôle opérationnel, je pense que l’hypersensibilité et l’émotivité peuvent être les principaux éléments de difficulté pour une personne ayant un profil TSA. C’est aussi à toi de juger où tu en es sur ces questions, en fonction de tes expériences, et de le faire valoir.
Si ça ne marche pas en septembre, tu pourrais par exemple - je ne sais rien sur toi ni sur ta vie, je balance une idée au hasard - commencer par une période militaire dans l’armée de terre, sous n’importe quel statut (volontariat ou autre), pour revenir ensuite voir les recruteurs avec une ligne intéressante sur ton CV, et la preuve que tu as su t’adapter à des situations exigeantes, dans des contextes proches de ce qu’ils attendent. Ou chez les pompiers, ou dans la sécurité civile, ou dans l’humanitaire, ou ailleurs encore !
Bon discernement et bon vent à toi.
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