RETEX Recours visite médicale

Salut à tous,

Lauréat du concours de sous-officiers en septembre 2023, les résultats finaux sont sortis le 1er mars 2024 vers 13-14h. Classé dans les 1500, j’ai reçu un mail le 5 mars 2024 m’informant de la date de ma visite médicale. J’étais convoqué(e) le vendredi 22 mars 2024 à Nancy pour cette fameuse visite médicale.

Le jour J, je suis arrivé avec un léger retard de 2 minutes( 8h02) . La visite médicale avait lieu dans une caserne militaire au Quartier Drouot ( Nancy) . Un militaire m’attendait à l’entrée. Nous sommes entrés dans une petite salle d’attente où se trouvaient déjà d’autres candidats présents pour la visite médicale.

C’est toujours intéressant de connaître les détails de ce genre de processus. Voici ton récit avec quelques corrections pour la clarté :


Nous étions une vingtaine de candidats ce jour-là. Le militaire nous a demandé de le suivre en rang, bien sûr, pour nous conduire au bâtiment où se déroulerait la visite. Arrivés dans le bâtiment, on nous a demandé de nous installer dans la salle d’attente. Trois infirmières sont venues nous parler et nous ont expliqué le processus ainsi que le déroulement de la visite.

Elles nous ont dit de préparer notre carnet de santé et de leur remettre nos papiers préremplis avant la visite (un document médical très complet avec beaucoup de questions du type "avez-vous déjà consommé de la drogue "…). Une fois ceci fait, nous avons été appelés tour à tour pour récupérer une pochette contenant un document médical.

Puis l’une des infirmières nous a conduits à l’étage inférieur pour commencer la visite. La première étape fut le test urinaire. Personnellement, je n’ai pas réussi à uriner la première fois, j’ai donc dû réessayer plus tard.

La deuxième étape était le passage devant l’infirmière qui s’occupait de tout ce qui concernait l’électrocardiogramme. Nous nous mettions en caleçon devant elle ( on passe individuellement devant elle), et elle nous posait diverses questions sur notre passé médical tout en consultant notre carnet médical. Dans mon cas, je me suis fait opérer du genou gauche, un sujet qui sera abordé plus tard.
Le test s’est bien passé avec elle. L’infirmière m’a dit que j’avais un cœur « long ». Je lui ai expliqué que c’était normal, étant donné que je suis un athlète semi-pro et que je m’entraîne cinq fois par semaine.

La troisième étape était le test des débits pour l’oreille. Entre-temps, un des infirmiers est venu me voir pour me demander si j’avais pu faire le test d’urine plus tôt. Je lui ai répondu que non. Je l’ai suivi aux toilettes et, cette fois, bingo, j’ai pu uriner. Le test a donc été effectué sans problème.
Juste après, nous avons passé le test pour les oreilles. Tout s’est bien passé de mon côté.
L’étape suivante était le test de la vue, RSA de mon côté.

Ensuite, j’ai passé le test de couleur avec une machine ophtalmologique, RSA .

À la fin de tous ces tests, nous sommes allés voir l’infirmière pour qu’elle photocopie nos papiers, puis elle nous a demandé de retourner en salle d’attente. Nous sommes passés tour à tour devant le médecin militaire, et ce fut enfin mon tour.

Le médecin est venu dans la salle ce fut mon tour. Je me suis levé et je l’ai suivi dans son bureau. Il m’a dit : « Je vois que vous vous êtes fait opérer du genou gauche. Je vais être honnête avec vous, pour moi, c’est une inaptitude définitive. Je vous mets I5. » Il m’a expliqué que, d’après les textes de loi sur le SYGYCOP, ce score est associé à une inaptitude médicale; image ci-dessous:

Capture

Il me sort ça directement, je tombe des nues. Pourtant, j’avais anticipé son jugement en apportant des documents( papier du chirurgien , kiné etc) montrant que j’avais bien récupéré de mon opération. Niet, il ne s’est pas embêté à chercher plus loin. Il décide quand même de poursuivre la visite : il vérifie mon dos, mes genoux, ma respiration, etc.

À la fin, il m’explique clairement pourquoi il m’a mis I5. Dans le compte rendu opératoire que je lui ai fourni, il est marqué « nature de l’affection : dysplasie fémoro-patellaire ». C’est ça qui a fait pencher la balance. Retenez bien ce terme.

Le médecin me dit : « Écoute, je te conseille de faire recours de la décision. J’ai mis dans ton dossier médical que tu avais un très bon profil. » Il me donne le certificat d’inaptitude en m’expliquant sa décision et les textes sur lesquels il s’était basé pour me déclarer inapte.

Je ne me laisse pas faire, déterminé comme jamais à prouver que je suis apte. Dans les jours qui ont suivi cette décision, j’ai pris rendez-vous chez le médecin de ma conjointe, car elle avait plus de disponibilités que mon médecin traitant.

Le 25 mars, je vais voir le docteur et je lui explique ma situation : je suis un sportif, je n’ai pas de problème avec mon genou, et je voudrais qu’elle me fasse une ordonnance pour une IRM. Super sympa, elle me fait le papier et me conseille même une clinique où l’IRM peut être faite très rapidement.

J’ai un rendez-vous le 29 mars pour l’IRM. Je passe l’IRM et, en regardant les images, je suis rassuré. Mais pour mon dossier de recours, il me fallait d’autres documents. Une personne de mon entourage, un ancien gendarme, me conseille d’aller sur le site de la cour d’appel de Nancy pour chercher un chirurgien orthopédiste expert. Je fais comme il me dit, et je trouve un expert. Je le contacte et lui explique ma situation. Hyper sympa, il me donne rendez-vous quelques jours plus tard.

Le 16 avril, j’ai rendez-vous avec le chirurgien expert. Il regarde mon dossier, m’examine, et à la fin du rendez-vous, il me dit que pour lui, je suis apte et qu’il comprend pourquoi le médecin militaire m’avait déclaré inapte.

Vous vous rappelez que j’avais mentionné plus tôt la dysplasie fémoro-patellaire. Il se trouve que je n’ai pas ce syndrome et que mon chirurgien s’est trompé de terme pour la nature de l’affection.
L’expert me dit de revenir quelques jours plus tard, le temps qu’il rédige le document d’expertise. Le document, très complet et bien détaillé, explique tout ce qui a été dit pendant le rendez-vous et les résultats de celui-ci.

L’expert me dit de revenir quelques jours plus tard, le temps qu’il rédige le document d’expertise. Le document, très complet et bien détaillé, explique tout ce qui a été dit pendant le rendez-vous et les résultats de celui-ci. Par contre, je vous préviens que ce n’est pas donné de faire une expertise. Personnellement, j’ai payé 200 euros.

Le 20 avril, j’envoie ma lettre de recours avec tous les documents prouvant que je suis apte. Deux mois et demi plus tard, le 4 juin 2024, je reçois un mail du médecin militaire qui m’avait initialement déclaré inapte, m’expliquant que je suis apte. Sur le coup, je ne comprends pas trop. Cherchant à joindre au téléphone, il n’a pu m’avoir au bout du fil car je n’étais pas disponible; il m’a laissé un message vocal expliquant que je suis apte sur décision du chirurgien orthopédique, et que je suis classé I2.

Moral de l’histoire ne baissé pas les bras, croyez en vous et surtout allé consulté plusieurs professionnels de santé pour avoir des avis divers afin de croisé les expertises.

Merci à Pauline17 et à SoleneL pour leur réponses.

Si vous avez des questions n’hésitez pas.

Saisai

7 « J'aime »

Bonjour , merci pour ce retour très intéressant sur un sujet qui moi aussi me porte la boule au ventre.
Victime d’un accident de 2 roues , fracture de vertèbres et pose de broches pour réparer tout ça , je suis aujourd’hui comme neuf depuis le retrait des broches il y’a 6 mois , avec reprise de sport correctement , mais je me dis que mon passé pourrai faire basculer la décision. J’imagine que chaque Médecin réagit différemment donc bon , affaire à suivre.

Salut, n’ai pas la boule au ventre. Tout d’abord anticipe tout, je veux dire par là va consulter des spécialistes pour avoir leur expertises. Si tout ce passe bien avec eux, pas de crainte à avoir avec le médecin militaire. Après je ne suis pas médecin seul lui peut statuer sur ton aptitude ou pas.
Mais ne baisse pas les bras, ça va le faire.

1 « J'aime »