Salut,
A travers ce RETEX je vais vous décrire mon parcours pour devenir réserviste. J’espère qu’il aidera des membres du forum comme certains Retex m’ont aidé il y a un an!
Candidature et tests de sélection:
Suite à un entretien avec un gendarme du CIR (Centre d’Information et de Recrutement) en janvier 2020, je décide de passer le cap et de postuler pour devenir gendarme.
Face aux statistiques décourageantes du taux de réussite du concours SOG, je double ma candidature pour devenir réserviste afin de maximiser mes chances d’entrer dans l’institution.
Suite au dépôt de mon dossier de candidature je suis contacté dans les semaines qui suivent par la CRD du groupement dont je dépends afin de m’entretenir avec un gendarme de la cellule. Il me pose beaucoup de questions sur ma vie privée, mon passé, mes ambitions en gendarmerie, mon point de vue sur les armes… Je préfère être honnête et parler de mon souhait de m’inscrire au concours SOG. Je le sens réticent mais bon… on verra bien!
Quelques semaines plus tard, je suis convoqué pour les tests de sélection qui se déroulent à Montpellier en juin 2020. Nous étions dans un amphithéâtre, COVID oblige, 1 mètre sépare chaque candidat. Bon honnêtement rien de compliqué, un test de personnalité avec des questions personnelles (êtes-vous facilement irritable?, avez-vous déjà eu des pensées suicidaires?,…). On nous indique plusieurs semaines d’attentes pour les résultats, en vérité il s’écoulera plusieurs mois. .
La CRD me recontacte un mois après pour effectuer l’essayage des tenues de gendarme. Un moment que je n’oublierais pas, la première fois que je porte l’uniforme! Je réalise de plus en plus à ce moment là que je veux en faire mon métier et que je m’y rapproche…
Je suis également invité à prendre rendez-vous avec une antenne médicale militaire pour effectuer la visite médicale. Un moment que je redoute particulièrement car étant déjà sur ce forum, j’ai observé beaucoup de sujets parlant de l’inaptitude de candidats.
Au programme: ECG, test d’audition, dépistage stup (pipi dans le gobelet), test de la vue, auscultation générale (jusqu’à la palpation des bijoux de famille ). En bref tout y passe. Quelques questions sur mon état de santé, vérification de la vaccination et hop c’est dans la poche: apte! Je suis soulagé.
En aout, je reçois un mail avec la liste des candidats sélectionnés et j’en fais partie. Je suis très heureux. Au final, entre le dépôt de mon dossier de candidature et la décision il s’est écoulé 8 mois. Plutôt rapide par rapport à certaines régions je pense!
EAD
La PMG a lieu pour les vacances de la Toussaint en octobre. Une formation à distance est obligatoire avant l’entrée en PMG. Personnellement j’ai détesté car je ne supporte pas les formations à distance, mais bon, il faut y passer! Donc 5 grands thèmes au programme: organisation de la formation, éducation civique, déontologie et sécurité, militarité et gendarmerie, moyens de lutte contre la délinquance. Je vous conseille de prendre des notes sur les informations essentielles de chaque cours. A la fin de la formation à distance vous devez remplir un questionnaire reprenant l’ensemble des cours où il faut obtenir 80% de bonnes réponses. L’attestation de réussite doit être imprimée afin de la remettre le premier jour de la PMG.
Préparation Militaire Gendarmerie
Bon je ferais abstraction du contenu de mes valises pour la PMG, le sujet a déjà été abordé sur le forum. Un test PCR de moins de trois jours est exigé pour effectuer la PMG.
La PMG s’est déroulée à Pézenas au lycée Bonne Terre (lycée privé agricole). Dès le premier jour, on est mis dans l’ambiance militaire par les cadres, l’organisation est militaire, ça se ressent. La première matinée est dédiée à la perception du paquetage, c’est très long, il faut être patient (nous étions une compagnie d’une centaine de stagiaire). L’après-midi: premiers cours théoriques et ordre serré. On rentre très vite dans l’ambiance militaire. On doit également faire des surveillances nocturne de l’enceinte du lycée (armé d’une matraque en mousse, faut pas rêver le premier jour ). Personnellement j’ai trouvé ça assez difficile les premiers jours en plus des journées très très longues de cours pratiques et théoriques, sans compter les révisions.
La journée commence à 5h pour se terminer à 21h30 minimum. Chaque jour un élève de jour est désigné et doit commander le peloton, l’amener aux différents cours et présenter la classe aux cadres, un moment redouté par chaque stagiaire! Tous les matins à 5h30 il y a du sport en alternant renforcement musculaire et cardio. A 7 heures toute la compagnie effectue la levée des couleurs en chantant la Marseillaise.
En ce qui concerne le mess, franchement je n’ai pas eu à me plaindre, je suis très difficile et je ne suis jamais resté sur ma faim. Les chambres possèdent 4 lits et un petit casier par stagiaire, un peu serré mais ça reste militaire. Dans notre cas une douche et WC dans chaque chambre avec sèche-serviette (très pratique pour faire sécher la chemise F1 en une nuit, car vous verrez vous allez très rapidement sentir le phoque).
Au bout de quelques jours, première prise en main de l’arme (MAS G1) où vous allez apprendre le montage démontage de l’arme (et là vous allez rigoler de voir des ressorts voler de partout ). Les CPS (mise en service de l’arme) seront enseignés un peu plus tard. Pour la prochaine PMG, vous serez la deuxième promotion de Pézenas à être habilitée Taser, où vous aurez la possibilité de vous faire taser pour les plus maso (comme moi
). Vous aurez également des cours sur la gazeuse et le bâton télescopique de défense que vous devrez maitriser pour devenir réserviste car un certificat d’aptitude est délivré pour chacune des armes. Vous effectuerez également vos premiers tirs (pas de vraies munitions, l’établissement n’est pas équipé pour). Vous aurez également deux jours de secourisme, des cours sur la progression dans et en dehors d’un bâtiment, la communication radio, la police route…
Vous aurez une évaluation en fin de stage appelée « le rallye » où toutes les connaissances seront évaluées à travers plusieurs « stands ». Il est évident que la moyenne est exigée pour valider le stage.
Pour ce qui est de l’ambiance, honnêtement c’est assez mitigé car vous trouverez des personnes très attachantes avec un bon esprit de cohésion, d’autre moins motivées voire agaçantes… On doit faire avec.
Comme en en école de gendarmerie, vous aurez un classement final par ordre de mérite, j’ai pris le classement très au sérieux pour me situer pour une éventuelle incorporation en ESOG dont dépendrait ma future affectation. J’ai fini bien classé: 23ème sur 100 avec un honorable 15,70 de moyenne.
L’APJA sera révisé plus tard au groupement et vous devrez obtenir 15/20 pour réussir l’examen. Le CIAPT MAS G1 se fera le même jour.
J’ai essayé d’être le plus précis possible, n’hésitez pas si vous avez des questions .