RETEX PMG Avril 2024 Mont de Marsan

Je me permets de créer ce sujet car je n’ai pas trouvé de RETEX récent sur la PMG telle qu’elle est faite à Mont de Marsan (Nouvelle Aquitaine).

Disclaimer :

Ce texte retrace mon expérience dans la PMG d’avril 2024 à Mont de Marsan. C’est le format de PMG le plus répandu pour la région Nouvelle Aquitaine.

Si vous passez votre PMG une autre année, ou pas à Mont de Marsan, il y aura peut-être de grosses différences. Suivez en priorité les consignes de votre SRJ (notamment sur la liste des affaires à prendre) et pas ce que vous lisez sur internet qui dépend de la date et lieu de la PMG.

I) Le logement

Nous étions logés dans des logements corrects mais un peu fatigués. En gros, dans les logements pas en assez bon état pour y faire vivre les militaires d’active des escadrons de Gendarmerie Mobile sur place.

Nous étions dans des appartements de 4 chambres biplaces. Donc en termes d’intimité c’était assez correct. Dans mon cas, nous étions 8 à partager une seule salle de bain et un seul WC. On avait à notre disposition également une pièce avec 3 lavabos pour pouvoir se raser et laver les dents en même temps. Et une sorte de salon avec quelques bureaux, un étendoir à linge, et un petit balcon.

En termes d’équipements, c’était un peu la loterie. J’avais la chance d’avoir deux armoires rien qu’à moi dans ma chambre, quand d’autres n’avaient qu’une demi armoire dans leur chambre et devaient se partager d’autres armoires dans les espaces communs du logement. Les logements étaient relativement bien chauffés, en revanche il était compliqué de se laver à l’eau chaude car le mitigeur fonctionnait très mal et l’eau ne restait pas à la bonne température longtemps, ensuite elle était soit très froide soit bouillante et il fallait la re-régler, ou finir à l’eau froide selon le temps disponible. On avait quelques bureaux et chaises, des lampes de chevet, pour réviser le soir.

Le point positif est que la nourriture était complètement assurée par le self (3 bons repas par jour) donc pas besoin de cuisiner sur place ni de nettoyer la vaisselle.

Comme tout est un peu la loterie, votre logement peut être à 50m du self et de vos bâtiments de cours, comme à 400m. Pour le nettoyage, depuis cette année nous avons droit à des aspirateurs dans les logements ! Autrement, nous avions droit à du matériel militaire classique pour nettoyer (balais et pelle à balayette fatigués, quelques éponges et un peu de produit d’entretien). Je reviendrais sur l’entretien plus loin mais en gros il fallait que le logement soit le plus vide possible (tout rangé dans les armoires, pas de déchets dans la poubelle, le minimum de linge sur l’étendoir à linge) et assez propre (rien de très exigeant) dès que vous le quittez le matin et après-midi pour les cours.

II) La restauration

Si vous n’êtes pas difficile et mangez de tout, vous allez vous régaler au self. 3 repas par jour (petit déjeuner vers 7h, déjeuner vers midi et dîner vers 19h).

Globalement, tout le monde a adoré. Le mess, assez petit, ne tournait pratiquement que pour la PMG, donc environ 80 élèves et 20 cadres. En conséquence, il n’y a pas beaucoup de choix (deux entrées différentes, souvent des crudités, un à deux plats différents, et souvent un dessert ou un fruit/yaourt). Néanmoins, c’était très bon, et si les assiettes ne sont pas géantes, en cumulant entrée, pain, plat, dessert, fromage et fruit, on peut vraiment manger beaucoup si besoin. De toute façon vous n’aurez pas toujours envie de beaucoup manger, surtout le matin et midi selon ce qui vous attend dans la journée ensuite.

Pour les plus difficiles, vous aurez quelques repas sur les deux semaines que vous serez susceptibles de ne pas aimer (boudin noir, moules frites, fricassée de plusieurs purées/lentilles…). Le reste est assez classique et passe-partout.

Pour le matin, vous aurez un choix intéressant : pains, biscottes, céréales, confitures, beurre, nutella, fruits, yaourts, jus de fruit, café, lait, eau chaude. Rien de luxueux mais c’est bon et ça permet d’avoir du sucre dans le sang dès le matin.

III) L’organisation des journées

Pour moi, le seul point vraiment difficile de la PMG c’est de pouvoir fonctionner correctement avec autour de 6h30 de sommeil par nuit. Bien sûr, quelqu’un qui a besoin de très peu de révisions et qui se prépare très vite peut espérer dormir un peu plus de 7h par nuit. Mais pour quelqu’un comme moi qui a besoin de ses 8 heures de sommeil par nuit, il va falloir prendre du café ou des vitamines pour tenir sur le long terme. Notons qu’il est ponctuellement possible de faire des siestes le midi <3

L’organisation type d’une journée est la suivante :

  1. Petit déjeuner vers 07h, donc rendez-vous en peloton à 06h50 devant le mess

Sachant que vous devez le matin vous raser, vous cirer les chaussures, faire votre lit en batterie, et nettoyer un minimum votre logement, ça correspond à un réveil entre 05h30 si vous voulez prendre votre temps et/ou vous doucher le matin, et vers 06h si vous vous préparez vite. Il est bien évidemment impossible de sauter le petit déjeuner pour se lever plus tard !

  1. Rendez-vous en peloton vers 07h30 pour se préparer aux couleurs. Ça laisse donc assez peu de temps pour rentrer se laver les dents après le petit déjeuner. Pour cette raison mon peloton avait décidé de manger 10 minutes plus tôt le matin (06h50, donc rdv peloton à 06h40).
  2. De 07h40 à 08h : cérémonie des couleurs. En gros on se place sur la place d’armes par peloton, on lève le drapeau en chantant la marseillaise, et on écoute parler le colonel et le major de camp.
  3. 08h à 12h : cours du matin, en format 08h-10h et 10h-12h. On a généralement des pauses toutes les 1 à 2h, mais elles sont complètement facultatives. On va donc aux toilettes dès qu’on a l’occasion car on peut ponctuellement enchaîner 4 heures avec peu ou pas d’opportunités de boire et d’aller aux WC. Les cours sont soit en petites salles de classes (pelotons d’une grosse vingtaine d’élèves) soit en gymnase, dans des espaces techniques, stand de tir…
  4. Repas vers midi.
  5. Réunion du peloton à 13h30. On a donc une grosse heure de pause le midi. Le midi, en plus de manger, nous devons mettre notre lit au carré, et nous cirer les chaussures. Donc si on mange tôt, on a du temps libre pour faire la sieste, réviser, nettoyer. Si on mange tard, c’est juste. De 13h30 à 14h, nous avons fait un peu d’ordre serré et du chant généralement, mais j’imagine que ça dépend en bonne partie de la vision du commandant de peloton.
  6. 14h à 18h : cours, pareil que le matin.
  7. 18h à 19h : TIG. Ca fait peur dit comme ça, mais dans la pratique, les Travaux d’Intérêts Général tournaient tous les jours sur des élèves différents, si bien que sur deux semaines je n’en ai fait que trois fois. Et en général c’était plié en un temps record (5 à 20 minutes) car il suffisait de nettoyer quelques pièces de bâtiments.
  8. 19h dîner
  9. 19h45 : en général, nous avions une réunion de peloton le soir. Ca pouvait être un cours ou examen de 2 heures très rarement, parfois nous n’avions rien le soir après le dîner, surtout en fin de stage avant les examens (on appelait ça Quartier Libre et on avait l’impression d’être en week-end tellement on était contents d’avoir 1 ou 2h de libres). Le plus souvent c’était une réunion d’une demi heure avec le chef de peloton pour discuter de certains sujets, chanter ou faire de l’ordre serré. En général, on rentrait donc vers 21h dans les logements, plus rarement dès la fin du diner à 19h30, ou plus tard (22h si examens le soir, minuit au maximum pour notre exercice de nuit).
  10. Le soir, que l’on rejoigne le logement à 19h30 ou 22h, il fallait généralement réviser rapidement les cours de la veille pour être en mesure de répondre aux examens de cours le lendemain. Pour quelqu’un de doué scolairement, relire en une petite demi-heure suffisait. Pour les autres, il fallait faire des choix et ne pas tout apprendre par coeur… En effet le sommeil est précieux et de l’aveu même de l’encadrement on doit le privilégier au détriment des révisions. Dans ma chambre, les gens se couchaient entre 22h et 23h30, et se levaient entre 05h30 et 06h. On était obligés à partir de 22h30 de laisser les autres dormir, donc on pouvait réviser avec les lampes de chevet ou lampes torches sans bruit.

IV) Organisation du stage

L’organisation du stage était la suivante :

  1. Vendredi après-midi et samedi matin : arrivée des élèves avec perception du matériel au pas de course (il faut tout essayer rapidement sans se tromper, sans se foutre à poil devant les féminines, et ce même s’il n’y a plus assez de places pour se changer derrière les parapets). Si vous vous rendez compte en fin de stage que quelque chose ne va pas, on vous dira qu’on vous a pourtant laissé essayé au début, et qu’il n’y a plus de stock disponible sur place. De la même manière que l’on vous dira qu’il faut dormir la nuit si jamais vous vous endormez en cours.

Dans le détail, on perçoit deux paquetages : le paquetage de campagne/combat (treillis armée de terre) pour la formation actuelle et celles à venir. Ainsi que le paquetage de service courant (affaires de Gendarmerie) qui est surtout utilisé en réserve par la suite. Pendant la PMG, il vous servira surtout s’il fait trop froid pour se contenter de la veste de treillis, et pour la cérémonie finale qui se fait en habits de Gendarmerie.

Concernant les chaussures : il faut retenir que nos chaussures n’ont rien à voir avec les rangers de l’époque du service militaire qu’il fallait casser sur les pieds de lit ou au marteau. La majorité des gens n’auront pas mal aux pieds.

Ceux qui sont arrivés la veille se préparent plus tranquillement. Mais en contrepartie le samedi ils se lèvent tôt pour manger au mess et passent la matinée à faire des corvées pour aider la perception du matériel des camarades qui arrivent.

  1. Samedi après-midi, on commence l’ordre serré, et dimanche les premiers cours.

Pour ma part, l’arrivée a été un peu impressionnante même si je savais à peu près à quoi m’attendre, car je n’avais jamais été militaire auparavant. Je faisais tout mal les premières 24h. Les gradés ne sont pas méchants mais ils vous feront comprendre dès le début qu’il y a un cadre à respecter. Ils se montreront donc fermes au début si vous tirez au flan (supposément ou non) ou êtes en retard, ou oubliez des choses etc. Par la suite, quand vous aurez pris le pli ils se montreront bien plus ouverts et drôles.

Pour ma part je n’avais pas trop d’appétit et était dans l’expectative un peu stressé les 24 premières heures le temps de prendre le pli, alors qu’ensuite ce n’était (presque) que du bonheur.

  1. Les premiers jours de cours du dimanche au mardi environ, on fait essentiellement de la théorie. On apprend les grades, la déontologie, le droit qui sert de base pour tout ce qui est usage des armes. On nous a expliqué (très) rapidement comment faire les lits au carré et en batterie. Pour quelqu’un de scolaire c’est bien peinard, mais la plupart des gens attendaient avec impatience les cours plus pratiques.

Aparté buanderie : Un jour sur 4 (nous étions 4 pelotons), un peloton avait accès à la buanderie à tour de rôle. Il fallait utiliser les machines entre 06h et 22h, donc réussir à aller laver et sécher son linge entre les cours. Il y avait 4 machines pour une vingtaine de personnes, donc si tout le monde lave tout, ça ne passe pas ! Il fallait apporter ses propres filets à linge et sa lessive, en revanche l’usage des machines, séchoirs à linge voire fers à repasser était gratuit.

  1. A partir du milieu de la première semaine, on commence à avoir des cours plus pratiques (cours de combat corps à corps, cours de manipulation du pistolet, cours de police routière), et des courts examens de leçon au début de certains cours.

En parallèle des cours et des quelques corvées, on progresse en ordre serré (marcher au pas) et en chant (apprentissage du chant compagnie) sur les temps “libres” (pas de cours) de 13h40-14h et de début de soirée après le dîner.

  1. En fin de première semaine, on fait essentiellement de la pratique, toujours sur les armes, le contrôle de véhicules, menottage et palpation de personnes, techniques de progression… Ca devient vraiment intéressant et pratique. Pas de panique si vous êtes nul en pratique comme moi, on va répéter pas mal les méthodes vues en fin de première semaine jusqu’au milieu de la seconde semaine pour atteindre un niveau “acceptable” pour les examens. On doit en deux semaines à un mois (avec le bloc 2 de formation) se former alors que les GAV ou sous-off le font en 4 mois ou un an, donc forcément on fait tout très vite sans rentrer dans le détail. On a aussi passé le PSC1 (brevet de secourisme élémentaire) sur le week-end. C’était très intéressant comparé à ce que j’avais vu dans le civil pour le PSC1, car on s’est focalisés sur les gestes techniques avec beaucoup de matériel pour tous pratiquer et peu de théorie.

  2. En milieu de deuxième semaine, on commence les examens. Il faut savoir qu’on est évalués en continu par les Moniteurs d’Intervention Professionnels (MIP) et nos cadres de peloton qui nous voient tous les jours. Donc les examens qui ne valident pas une qualification précise ne sont pas critiques si vous les rattrapez avec de bons résultats et un bon comportement le reste du temps.

En plus de la validation globale du stage PMG1 (qui donne l’aptitude pour être réserviste) et qui est faite par contrôle continu (cours et examens théoriques), nous passons les qualifications suivantes :

_PSC1, tout le monde l’a, pas de difficulté, sur une journée.

_CIAPT MAS G1 (qualification pistolet), pas très difficile mais un petit pourcentage d’échecs qui empêchent d’exercer tant qu’il n’a pas été repassé dans son département. 3 phases : théorie (QCM sur l’arme et le cadre d’emploi juridique), pratique (savoir démonter, remonter l’arme, effectuer des contrôles de sécurité, le tout sans faute de sécurité). On a droit à deux essais pour la pratique. Et enfin la phase de tir. On ne nous demande pas d’être très précis, on doit atteindre une zone du corps d’un mannequin à une dizaine de mètres. Le plus important est de ne pas commettre de faute de sécurité.

_CIAPT BPT (qualification “matraque”, ou plutôt bâton téléscopique). La aussi, pas très difficile, mais c’est assez physique et ça demande d’être à l’aise sur tout le combat corps à corps (pieds, poings, bâton, mais aussi saisies/contrôle pour les palpations et menottages) donc c’est assez technique.

En termes de planning, on a eu le PSC1 sur le week-end du milieu de stage.

On a en début de deuxième semaine un exercice de nuit en trinômes avec des cas pratiques d’intervention pro (routière, un peu de secourisme, un peu de fouilles/palpations, des faux appels la radio etc). Très intéressant mais on peut se coucher tard alors que l’on a des examens le lendemain matin.

En milieu de deuxième semaine, CIAPT Baton.

Le CIAPT “pistolet” est étalé sur plusieurs jours (théorie lundi, pratique mardi, tir jeudi).

Et on termine la deuxième semaine par un examen écrit de 2h le jeudi soir qui est un peu la somme des évaluations de cours depuis le début. Pas de panique, il sert surtout aux gens qui ont vautré les examens théoriques réguliers pour se rattraper. Si vous avez travaillé régulièrement et eu des notes correctes le long du stage, ça sera facile de faire pareil en fin de stage.

  1. Sur les derniers jours de stage, on passe l’examen de tir et la visite médicale d’incorporation (on se fait vacciner pour la Méningite ou l’hépatite B si besoin). On est nommé brigadier et donc payé pour les 3 derniers jours de la formation, même si au quotidien cela ne change rien à la formation. Le dernier jour, samedi pour nous, nous avons eu une cérémonie où nous avons pu inviter chacun deux membres de notre famille. En gros on se rassemble en ordre serré propre sur la place d’armes pour écouter le préfet ou Général nous féliciter, on lit la charte du Gendarme, on fait un petit défilé et on chante. Notre cérémonie était de 10h à midi environ, ensuite nos familles ont eu un petit buffet jusqu’à midi 30. On est ensuite allés manger au mess sans nos familles et finir de nettoyer nos logements pour quitter la caserne en début d’après-midi.

  2. Conclusion et résultats

Pour pouvoir partir sur le terrain, il vous faut valider le stage (contrôle continu et examens finaux de techniques d’intervention et théorie, comportement général) et le CIAPT MAS G1. En revanche, si vous loupez la qualification bâton, vous pouvez travailler sans (mais vous n’avez que trois mois pour le repasser dans votre département).

Sur mon peloton, on était peu nombreux à louper des qualifications pistolet ou bâton, et à ma connaissance un seul à être déclaré inapte par rapport à ses mauvais résultats globaux (comportement, théorie et pratique).

Dans d’autres pelotons moins bons/matures, un quart des gens ont loupé la qualification pistolet.

Ce qu’il faut retenir c’est que l’écrasante majorité des gens de la PMG (80 sur 90 environ pour la mienne) qui ne sont pas partis d’eux même de la PMG l’ont validé. Donc si vous n’avez pas de soucis de santé, ni blessure (pas rare malheureusement dans les cours de “bagarre”), ni perte de motivation ou souci personnel, vous irez assez facilement jusqu’au bout et serez apte. Vous pouvez être apte même en loupant la qualification bâton et/ou pistolet mais ça n’est pas conseillé (ça peut servir de prétexte pour ne pas vous valider la PMG si vous n’êtes pas irréprochable par ailleurs, et il vous faudra repasser vite et bien les examens dans votre département de réserve).

Points divers : on est à l’armée, donc :

  • On ne vous donnera pas vos notes, au mieux vous aurez la correction collégiale. Par contre si vous échouez, on vous le dira…
  • Les cadres ont raison, même s’ils ont tort ou sont injustes. Ils ont le droit de vous “taquiner”, vous donner des surnoms désobligeants, ou de vous faire pomper/gainer s’ils le font avec vous. N’essayez pas de leur répondre…
  • La pédagogie n’est pas la même que dans le civil. Les cadres sont là pour vous faire réussir, mais évitez de poser des questions bêtes ou éloignées du sujet abordé. Il faut tout le temps faire un minimum attention à ce que l’on dit.
  • Je n’ai pas encore fait de mission de réserviste, mais j’ai vraiment adoré la formation PMG. Si vous tombez dans une bonne chambre, un bon peloton et avec de bons cadres, vous allez adorer l’expérience.
  1. Points divers
  • Le stage dure deux semaines, sans possibilité de sortir de la caserne (sauf pour des sorties prévues comme la visite médicale, le stand de tir). Il y a quelques distributeurs de nourriture/café dans la caserne. Les cadres peuvent ponctuellement vous acheter (avec votre argent) du matériel de première nécessité (essentiellement médical). Il n’y a pas de grasse matinée le week-end, on fait cours tous les jours. Si jamais vous avez un trou dans l’emploi du temps, il y a fort à parier que vous ferez des corvées pour aider à nettoyer les différents espaces de la caserne. Vous allez vous lever tôt tous les jours pour prendre le petit déjeuner vers 07h.
  • Le matériel à emporter est bien expliqué dans la liste fournie par le SRJ. Je peux vous conseiller d’apporter en plus une aiguille à coudre pour les ampoules. Je vous conseille de prendre du cirage pour chaussures “de tricheur”, c’est-à dire avec applicateur et très liquide. C’est beaucoup plus rapide à appliquer et brillant que le cirage très solide traditionnel. Il y en a du très bien à Action. Pas besoin de petit sac à dos, on a perçu une musette militaire pour la durée du stage. Donc s’il n’est pas dans la liste d’affaires à prendre, pas besoin d’en acheter. Il y avait une tolérance pour les chaussures de sport pas sombres pendant le stage et pour les t shirts militaire “sable” au lieu de noir ou kaki, donc ne vous prenez pas trop la tête pour la couleur des vêtements à apporter. Prenez la dose de médicaments et barres de céréales selon vos besoins. Vous pouvez prendre quelques sacs poubelles, des feuilles blanches et à carreau pour écrire les comptes-rendus et répondre aux interrogations, un peu de papier toilette car vous n’en aurez pas toujours.
  • Si vous faites la PMG en hiver, je vous conseille d’avoir des t-shirts à empiler sous vos habits militaires. Car malheureusement les habits que vous aurez devront être les mêmes pour tous, donc vos dernières couches seront votre veste de combat (treillis), chemise F1 (sous pull). Donc ça fait léger si il fait moins de 5 degrés le matin, à moins que l’encadrement ne vous laisse utiliser les blousons hiver de la Gendarmerie. Prévoyez un pyjama épais pour la nuit si vous ne partez pas l’été. Des boules quies pour les camarades de chambre qui ronflent et éventuellement pour le tir car il n’y a pas forcément assez de casques anti-bruit pour ceux qui ne tirent pas et attendent leur tour. Un marqueur, un peu de scotch et des ciseaux sont utiles pour vos éventuels pansements, pour faire des étiquettes de fortune pour vos vêtements car vous allez devoir laver et utiliser du matériel identique à celui de vos camarades.
  • De mon point de vue, on a pas fait de sport pendant le stage.

Bien sûr, on est montés dans le cardio et le musculaire pour les cours de combat corps à corps. Mais pour quelqu’un qui s’entraîne régulièrement c’est assez facile. Le maximum qu’on nous ait demandé c’est 35 pompes consécutives (on tolérait que les gens n’y arrivent pas), des phases de gainage d’une minute alternées avec des pompes/abdos, etc.

Inutile de s’entraîner à grimper à la corde, à faire des tractions ou à courir le 3 ou 4 km rapidement ! Enfin c’est utile pour vous préparer mais nous n’avons rien eu de tout ça à faire. Nous n’avions pas accès à la salle de musculation pendant le stage mais nous avions accès à une piste pour courir et à quelques agrès pour faire des tractions.

On va vous demander plus de renforcement musculaire que de cardio pur.

Par contre si vous êtes un homme et que vous ne savez pas faire 5 pompes ou une minute de gainage ou quelques abdos, les cadres ne vous louperont pas. Il faut donc se préparer un minimum.

  • Le stage n’est pas compliqué, mais il faut apprendre beaucoup de choses rapidement. Si comme moi vous n’êtes pas doué pour apprendre vite, vous pouvez vous préparer en suivant l’EAD obligatoire, mais aussi en cherchant d’autres cours facultatifs hors du programme de l’EAD mais dans le programme de la PMG (cours sur la MSAA, MAAA, ASM…)

Vous pouvez déjà apprendre les grades et à les reconnaître, apprendre l’ordre serré, réviser la Marseillaise, le droit relatif à la légitime défense. En se renseignant et en étant curieux vous pouvez anticiper une bonne partie du programme de la PMG pour être plus à l’aise.

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Merci beaucoup pour ce retex ! Je fais ma PMG à Mont de Marsan fin octobre début novembre 2024 !

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Merci beaucoup pour ce retex très bien déraillé, et pour le temps que vous avez pris pour nous décrire toutes ces étapes , c’est passionnant, je suis sur la PMG d’octobre 2024 en île de France et hâte de commencer.

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Bonjour Guillaume,

Rien à ajouter à ton super RETEX. J’ai moi-même passé le BLOC1 en Février sur Mont-de-Marsan et dans ce que tu décris, tout y est. J’ai également enchainé 15 jours plus tard avec le BLOC2 toujours sur Mont-de-Marsan également. Je n’aurais pas le courage d’écrire autant que toi :grinning: , j’en retiendrai toujours le besoin d’être focus sur l’objectif et la nécessité de prendre conscience que 10 jours plus tard il nous est possible d’être en mission, d’où l’importance d’être sérieux et attentif. Dans ce BLOC2, assez difficile de se replonger dans l’aspect strict du militaire et de la lourdeur du planning quotidien, mais une fois la machine relancée, c’est reparti. Je ne polluerai pas ton sujet avec le BLOC2 .
Encore bravo pour ton résumé qui aidera beaucoup de monde à franchir sans doute les craintes de cette incorporation.
J’ajouterai uniquement pour finir, et sans dénigrer les autres régions, que la formation des réservistes en Nouvelle Aquitaine est vraiment au top, et que toute la cellule formation (s’il est possible de qualifier ainsi l’ensemble des instructeurs dans tous les domaines) sont des gens passionnés et passionnants, forts d’une grosse expérience. Les formations en NAQ 2024 seront le socle de base des formations de réservistes à l’échelle nationale de demain, elles ont été observées de près par Paris et validées (notamment la mise en place du rallye en fin de BLOC2, aussi la validation du PIE) c’est dire la qualité que l’on a pu nous livrer en terme de formation. C’est l’assurance d’une base solide pour pouvoir débuter les missions, à chacun ensuite de faire ses preuves individuellement.

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Merci pour ton retour !
Je vais vraisemblablement passer le bloc 2 à Mdm en décembre, je te poserais potentiellement des questions quand mon inscription sera actée.

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Bonjour à tous,

Je me présente je suis le gendarme de réserve DUPUICH, si vous avez des questions sur la PMG et surtout l’après PMG pour les futurs camarades du 33 n’hésitez pas.

Cordialement

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Je suis dans un groupe Whatsapp avec les gens du 33 de ma PMG et l’aspirant Jouare, il essaie de nous faire patienter le temps que tout soit saisi dans notre MINOTAUR (date du tir, photo pour la carte pro)

Je pense pouvoir commencer les missions en début d’été, je vous poserais des questions si j’en ai

Bonjour

Vous n’ avez pas encore accès à Minotaur?

La photo n’est pas nécessaire pour être employé.
Concernant le tir, après ma PMG ça a été fait environ 3 semaines plus tard.

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Il vous faut l’accès à Minotaur pour mettre vos disponibilités pour cet été. Nous devons mettre nos dispos avant début mai. C’est le bureau réserve qui missionne,
Si vous n’avez pas accès à Minotaur, vous devez avoir reçu un message sur le sujet sur votre BAL perso

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Si, c’est juste que le tir n’était pas encore saisi par le srj mais maintenant c’est fait :slight_smile:

Je pensais que la carte pro était nécessaire pour travailler, autant pour moi !

Ok, oui j’ai bien accès :slight_smile: merci pour les informations

Si vous avez accès à Minotaur il vous faut mettre vos disponibilités sur tous les jours où vous êtes sûr d’être disponible pour des missions.

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