Salut camarades, le RETEX qui va suivre concerne la PMG de Sissonne (02) de la Région Hauts de France du 14-15 juillet au 2 août 2025.
Je vais essayer de préciser au mieux ce RETEX, qui sera décomposé en différentes parties :
I) - L’avant PMG
II) - La PMG
III) - L’après PMG
IV) - L’essentiel des connaissances pour la PMG
V) - L’essentiel du matériel pour la PMG
VI) - Conclusion
Il se peut qu’au moment où je rédige ce RETEX, certaines informations ne me traversent pas l’esprit, alors si vous avez des questions n’hésitez pas.
I) L’avant PMG :
Après avoir échangé au préalable avec mes camarades de PMG, nous n’avons pas tous eu exactement le même parcours. Alors cette partie va viser exclusivement mon expérience, ce qui par extension ne signifie pas qu’il s’agit d’une vérité absolue.
J’ai envoyé ma candidature sur Minot@ur mi-mars 2024.
J’ai reçu un appel téléphonique environ un mois après, d’un gendarme de carrière affecté à une brigade assez proche de mon domicile afin de fixer un entretien.
Ce fameux entretien servait à la fois de déposer des documents essentiels mais aussi d’observer mon profil dans un premier temps. Celui-ci a donc eu lieu un mois après l’appel, soit au mois de juin 2024.
J’ai passé un petit questionnaire écrit, d’une quinzaine de questions, portant à la fois sur ma motivation, sur mes connaissances de la gendarmerie, et sur ma situation personnelle.
L’entretien a duré approximativement une heure.
Cela semble évident mais mon premier conseil est d’être déjà droit et rigoureux à cet entretien. Vous devez donner une bonne image de vous. Le camarade me prévient que le dossier peut être traité dans un certain délai.
Mais j’ai été agréablement surpris de constater que début juillet je suis invité à donner mes disponibilités sur un créneau de trois jours afin de réaliser les tests psychotechniques.
Il s’agit d’un questionnaire d’une quarantaine de questions auxquelles vous devez donner une réponse parmis les suivantes : “Absolument d’accord, plutôt d’accord, En désaccord, Absolument pas d’accord” (la formulation n’est peut être pas celle-ci exactement mais du moins on s’en rapproche). Les questions vont viser votre état émotionnel, votre état de stress, vos peurs etc.
Vous pouvez alors tomber sur des questions telles que “Avez-vous peur des armes ?”,”Etes-vous parfois en colère ?”.
Il est inutile de “réviser” les tests psychotechniques, vous pouvez éventuellement feuilleter les manuels de concours GA et SOG à la FNAC ou dans des espaces culturels afin de voir à quoi ça peut ressembler mais sans aller plus loin. Egalement, il est également inutile de mentir, c’est quelque chose qui vous portera préjudice.
Même si vos résultats sont positifs, vous n’êtes pas forcément retenus par soucis de place.
J’obtiens l’annonce de mes résultats début aôut, soit un mois plus tard. On m’annonce alors que la prochaine étape est la visite médicale, qui a lieu en fin d’année 2024 voir début d’année 2025. Je suis alors assez déçu, puisque jusque-là le processus était plutôt rapide.
Nous avançons alors au mois de janvier 2025, j’obtiens ma date de visite médicale, qui a eu lieu début février. Celle-ci s’est déroulée au CMA de Lille.
La visite médicale se décompose d’un dépistage stup, test auditif, test de vue, ECG, prise de poids, taille, réflexes articulaires et musculaires.
Il faut savoir qu’avant la visite médicale vous devez remplir un (long) formulaire retraçant l’entièreté de votre historique médical, vos accidents, vos problèmes antérieurs ou actuels, si vous avez des traitements, et même les antécédents familiaux.
Cette fiche doit être remplie avec transparence.
Elle est revue ensuite par entretien personnel avec un médecin du SSA (Service de Santé des Armées). Le médecin va échanger avec vous, également sur des éléments psychologiques, votre situation familiale, votre situation sentimentale etc.
Le médecin procède ensuite à quelques tests, palpations, y compris dans la zone intime (palpation des testicules pour les hommes, palpations mammaires pour les femmes). C’est quelque chose qui peut s’avérer gênant mais il faut bien y passer sachez le.
A la fin de la visite une fiche vous sera transmise, en papier ou par mail, il s’agit du SYGICOP (il me semble que ça n’est plus d’actualité à aujourd’hui mais il y a un équivalent), c’est un outil d’évaluation médicale où chaque lettre de cet acronyme se rapporte à des domaines spécifiques contrôlés pour évaluer l’aptitude d’un candidat à servir dans les forces armées.
Vous savez donc si vous êtes aptes ou inaptes (temporairement ou définitivement).
Deux semaines après j’ai reçu un mail pour effectuer les essayages des effets qu’on perçoit une fois en PMG.
Vers le mois de mai 2025, les premiers échanges avec nos cadres se font, notamment pour préparer l’EAD (Enseignement À Distance), pour acheter la rondache, pour la FIR (Fiche Individuelle de Renseignement) et encore une tonne de paperasse (accords, RIB, numéro de sécurité sociale et j’en passe).
Concernant notre PMG nous avons eu des soucis pour se connecter à l’EAD, celui-ci n’était pas disponible pendant deux bonnes semaines.
Une fois que celui-ci est disponible (sur GendForm), vous allez suivre un enseignement relativement complet (à l’exception de la maîtrise et de la connaissance des armes, et de la maîtrise sans arme de l’adversaire).
Cet enseignement est finalisé par plusieurs examens à distance.
Il est nécessaire de suivre sérieusement l’enseignement à distance, puisqu’une partie de votre notation finale repose dessus, et que vos cadres de PMG vont voir vos notes ainsi que la date à laquelle vous finalisez l’enseignement (je déconseille donc de finir l’EAD à la dernière minute).
Il en va de même, lorsque vous devez envoyer des documents, faites le le plus rapidement possible, lorsque vous avez un souci quelconque signalez le à vos cadres.
Vous rentrez dans le cadre militaire, on ne va pas vous tenir la main, ainsi soyez respectueux envers vos cadres, apprenez impérativement les grades et les appellations.
L’EAD est la dernière étape avant la PMG, ensuite viennent les derniers préparatifs, les derniers entraînements physiques.
Concernant le transport, si vous prenez le train pour vous rendre à votre lieu de PMG vous pouvez demander une prise en charge totale du prix du billet de train.
II) - La PMG :
Notre PMG commençait officiellement le 15 juillet au matin, mais par souci d’organisation, il était possible de venir la veille en milieu d’après midi.
Nous sommes donc quelques-uns à être venus le 14 juillet.
Jour 1 :
Nous avons donc fait les premières présentations avec nos cadres et reçu notre dotation.
Il est vrai qu’au premier instant, c’est intimidant. Vous êtes entourés de gendarmes en treillis, tous les cadres vous observent, vous êtes dans un milieu inconnu.
Concernant nos dotations, à l’heure où j’écris ce RETEX, nous avons eu un changement de fournisseur assez récemment, de ce fait il manquait énormément d’affaires, me concernant ma dotation n’est toujours pas complète.
Nous faisons donc les essayages de chaque effet, en rédigeant une feuille sur laquelle on notifie chaque élément, si tout correspond, s’il y a des manquements etc.
Nous percevons aussi nos draps, ce qui signifie évidemment : faire notre lit au carré.
Le premier lit au carré est un peu compliqué dans le stress, mais très loin d’être impossible.
Concernant nos locaux, nous étions dans le CENZUB de Sissonne, il faut dire que ce n’était pas très propre, il faut s’y attendre.
Jour 2 :
Le premier jour est le même que la vieille puisque des camarades arrivaient le matin même, donc essayages des dotations, faire les lits, nettoyer les locaux.
Pour nous mettre dans le bain il est vrai que le premier jour nous avons pas mal ramasser : pompe, gainage, course, beaucoup de marche. On rentre vraiment dans le cadre militaire.
On effectue nos premiers OS (ordre serré), rien de compliqué jusque là.
On découvre le mess, ce n’est ni mauvais, ni bon, mais il ne faut pas faire la fine bouche ici, il faut un minimum de force surtout sous la chaleur de l’été.
Concernant le réveil, celui-ci se fait à 5h30 à coup de sifflet, le couvre feu lui est à 22h30.
Jour 3 :
Les premiers cours commencent.
En effet, la matinée était consacrée au MSAA (Maîtrise Sans Arme de l’Adversaire), apprentissage des déplacements, de la garde, des coups d’arrêts, c’est un peu cardio sous la chaleur mais rien d’intense.
L’après midi était consacrée quant à elle au MAAA (Maîtrise Avec Arme de l’Adversaire). On découvre alors notre arme de dotation : le PAMAS G1.
On manipule déjà l’arme, en procédant au montage-démontage de l’arme, et au contrôle de bon fonctionnement.
Il faut savoir que sur les deux premiers jours il y a déjà des abandons et des blessures. Certains n’ont pas le moral ni le mental pour rester, certains s’attendaient sûrement à une colonie de vacances.
Nous ne sommes pas en stage commando, loin de là, mais c’est pas de tout repos, il faut en avoir conscience.
Jour 4 :
Le moral commence à me revenir, les habitudes s’instaurent déjà, nos premières pauses clopes sont autorisées, notamment le soir en quartier libre.
Nous avons beaucoup ramassé ce jour-là. L’esprit de cohésion nous pousse à accompagner nos camarades qui ramassent, donc sachez le, vous allez beaucoup pomper et gainer.
Le matin nous avions eu cours d’ASM (Police Route), certains n’aimaient pas trop mais ce sont les goûts et les couleurs, tout au long de la PMG j’ai beaucoup apprécié l’ASM. Ensuite cours de déontologie, ce qui est essentiel, les photos sur les réseaux et les tiktoks en uniforme c’est à proscrire absolument.
L’après midi nous avions eu MAAA, cours porté sur les CPS (Contrôle Personnel de Sécurité), puis ensuite MSAA, et pour finir la journée déontologie à nouveau.
Les cours se terminent généralement à 21h30/22h00, et s’il n’y a pas de cours le soir alors ces horaires sont consacrés à du temps d’étude en classe.
Petite “surprise”, alors que nous étions tous au lit, coup de sifflet vers 23h20. Obligation de se changer en 1min, tous dehors sur le champs. Nous avons ramassé pendant un bon moment du fait que des camarades aient fait trop de bruit la veille après le couvre feu.
Jour 5 :
La fatigue de la surprise se fait ressentir, avoir une à deux heures de sommeil en moins c’est compliqué.
Ce jour-là, nous avons beaucoup drillé les CPS, puis ensuite cours de MSAA.
Les journées au début semblent répétitives.
Nous passons déjà l’examen théorique du CIAPT (Certificat d’Aptitude à la Pratique du Tir). Il s’agit d’un questionnaire sur les cas d’usage de l’arme, sur les règles à respecter etc. Rien de trop compliqué. Certains camarades ne l’ont pas eu, et bien qu’il y ait des rattrapages, certains d’entre eux ont décidé d’abandonner à ce moment.
Chaque abandon est un coup porté au moral de la compagnie, du peloton, car l’esprit de cohésion est très rapidement présent.
Jour 6 :
Le matin nous avons eu MSAA, porté sur l’utilisation des menottes.
L’après midi est consacrée au cours d’APJA (Agent de Police Judiciaire Adjoint).
Nous avons ensuite drillé à nouveau les CPS du PAMAS.
Jour 7 :
Journée importante !
Le matin nous avions eu MSAA avec mise au sol de l’adversaire, ça peut piquer un peu mais rien de trop sensible. Nous avons passé toute l’après midi avec notre GPB (Gilet par balle) pour la première fois, sous la chaleur de juillet c’est assez crevant, il faut toujours toujours toujours s’hydrater un maximum. Ensuite nous avons encore drillé le PAMAS, puisque nous avons passé le CIAPT pratique !
Comme pour le CIAPT théorique, il y a eu des échecs qui ont mené à des abandons, mais il y a des rattrapages, donc rien de dramatique en cas d’échec.
Jour 8 :
Journée encore importante !
Au matin nous avons effectué notre premier tir (à munition réduite, c’est-à-dire que la balle est en plastique dur, et que l’étui comporte moins de poudre).
C’était notre première manipulation d’arme, alors il y avait un stress, mais un bon stress.
L’après midi nous avons ensuite eu ASM, puis nous avons signé notre contrat !
Nous étions donc enfin tous brigadier de réserve, les choses se sont officialisées.
Nous avons eu également un entretien par groupe de deux pelotons avec une psychologue dans un but préventif face au stress post-traumatique notamment, aux envies suicidaires etc. Il est vrai que ce n’est pas un sujet très joyeux mais c’est essentiel d’en parler, car bien que nous soyons réservistes, nous serons pour certains malheureusement confrontés à des images violentes, confrontés à la mort.
Jour 9 :
Au matin nous avions eu ASM, et ensuite le premier tir à munition réelle ! Ce tir n’a rien à voir avec le tir à munition réduite, le recul, le bruit, la fumée, l’odeur, tout est amplifié. Me concernant j’ai adoré tirer, c’était une expérience superbe.
L’après-midi était consacrée au TI (Techniques d’Intervention).
Ramasser devient une habitude, que ce soit pour les retards, les oublies de matos, les rangers mal cirés, de légères tensions s’installent dans le peloton.
Les premières douleurs sont également présentes, notamment aux pieds à cause des rangers.
Jour 10 :
Le matin, cours d’ASM puis nouveau tir à munition réelle, l’après midi cours sur les VIF (Violences Intra-Familiales)
Le soir nous sentions que quelque chose de louche se tramait.
En effet, nous avons été réveillés vers 23h30, direction pour parcourir des obstacles, pomper, gainer, grimper, ramper et j’en passe. Mais l’ambiance n’était pas mauvaise, c’était même plaisant, l’esprit de cohésion était à son paroxysme.
Tout cela avait un sens, puisque nous avons reçu à l’issue de cet exercice nocturne notre rondache.
Jour 11 :
La matinée entière était consacrée à l’ASM, l’après midi nous avons eu notre premier cours (théorique et pratique) sur le PIE (Pistolet à Impulsion Électrique = tazer). Nous avons fait à nouveau de l’ASM, puis nous avons fait notre première répétition de cérémonie.
Jour 12 :
Honnêtement il s’agit du jour que j’ai le moins apprécié, je l’ai même subi (bien que notre capitaine nous disait toujours, “un gendarme ne connaît ni la fatigue ni la douleur”).
La journée était consacrée au BPT (Bâton à Protection Téléscopique). Donc une journée assez douloureuse puisque pour le dire le plus simplement, on s’est pas mal mis sur la g***le. Il s’agissait aussi sûrement d’une des journées les plus chaudes qu’on ait pu avoir. C’était assez dur, avec la fatigue de la vieille la journée ne fut pas bonne.
Jour 13 :
Le matin cours d’ASM, ensuite de MSAA sur les cas d’attaque au couteau, c’était très intéressant et pas forcément évident à appliquer.
L’après midi cours sur le PIE, puis cours sur l’APJA et le SIC (radio).
En début de soirée on a eu le droit à une petite marche de 10km rien de sensationnel mais dans le CENZUB c’était vraiment sympathique et finalement assez déçu que la marche n’ait pas duré plus longtemps.
Jour 14 :
La journée fut entièrement consacrée (pour mon peloton) à la formation PSC1, dont rien de dingue ce jour-là.
Cependant l’atmosphère avec les cadres change positivement, l’écrémage à été fait, ils commencent à nous connaître.
Jour 15 :
Au matin, vaccination pour tous le peloton (évidemment en fonction des rappels nécessaires) puis cours sur le PIE, l’après midi cours d’ASM et de TI.
Jour 16 :
Nous avions eu la joie d’être réveillé à 4h00 du matin pour aller courir jusqu’à 5h30. Autant dire que la journée était compliquée.
Supplément nous avons fait le satellite à chaque OS durant toute la journée.
Sinon au matin cours d’ASM, l’après midi cours de sport, puis cours d’ASM.
Jour 17 :
Au matin nous avons eu l’examen APJA, ensuite cours d’ASM. L’après midi cours sur la grenade, la gazeuse et le stopstick, ensuite l’examen sur l’ASM et le SIC, et pour finir la journée CIAPT du BPT et du PIE.
En bref une journée bien chargée, tout en répétant comme chaque soir la cérémonie.
Nous attentions tous le repos à 22h.
Mais nous avons ramassé.
Tous debout pendant 3h, car un camarade avait graffé une table et ne se déconçait pas.
Jour 18 :
Le matin cours de sport, avec le peu de sommeil que nous avions eu, c’était dur.
Ensuite nous avons désherbé la compagnie afin de préparer la cérémonie.
L’après-midi nous avons répété sans relâche la cérémonie.
Nous avons également eu notre classement dans la compagnie.
Jour 19 :
Le jour de gloire est arrivé.
La cérémonie tant attendue est arrivée.
C’était long, et même douloureux, à attendre debout pendant des heures sans bouger. Mais c’était magnifique, nous étions tous fière de nous, et d’être pour la première fois en bleu, de plus devant nos familles.
En début d’après-midi , c’était le début de notre seule et unique permission. Nous n’attendions que ça, se reposer, dormir, bien manger, voir nos proches, nous n’étions qu’au jour 19, mais les journées sont si intenses et fatiguantes, que c’est comme si nous étions là depuis bien plus longtemps.
Jour 20 :
Retour de permission.
Nous étions donc en permission le vendredi en début d’après-midi et nous sommes revenus le dimanche en fin d’après-midi.
La permission était passée beaucoup trop rapidement.
Contrairement à notre arrivé le premier jour, nous n’étions plus vra iment motivé. Nous étions toujours autant fatigué.
Mais en réalité, sur cette petite journée nous n’avons absolument rien fait à l’exception de quelques TIG.
La semaine post-permission est consacrée surtout à driller.
Jour 21 :
La journée fut dédiée à de l’ASM et TI, rien de spécial finalement.
Jour 22 :
Le matin ASM, tir, l’après midi ASM, TI, et contrôle des chambres (le troisième et dernier sur toute la PMG).
Jour 23 :
Au matin TI, tir réduit, l’après midi MSAA ensuite Sport.
Ensuite nous avons eu notre entretien individuel avec nos cadres pour la fin de la PMG.
Me concernant, ce fut un moment de fierté.
Tout ce qu’on fait est observé minutieusement, et les félicitations sont très plaisantes.
Jour 24 :
Dernière journée.
Au matin nous avons eu TI et ASM, l’après midi MSAA et manipulation du PIUE, puis ensuite le nettoyage des locaux a commencé.
Le soir nous avons violé le couvre feu, en compagnie de nos cadres, et c’était toléré, puisque la soirée à été consacré au dernier moment de cohésion, au dernier moment avec nos cadres. Pour nous, les civils, la PMG peut paraître plus ou moins dur, on veut rentrer chez nous, mais quand la fin se présente à nous, tout ce qu’on souhaiterait ce serait de rester, encore et encore.
Jour 25 :
Fin de la PMG.
Dernier nettoyage des chambres, des locaux, derniers TIG, dernière révision des chambres, on remballe le treillis, on se met en civil, ce sont les derniers conseils de nos cadres, les derniers discours, et les au revoir.
Presque un mois s’est écoulé, dans une vie en collectivité,et même si nous étions content de rentrer chez nous, nous étions triste de partir.
III) - L’après PMG
L’après PMG est assez simple, il est nécessaire de se présenter au commandant de CRT, de remplir quelques documents par mail, d’aller sur Minot@ur pour la première fois. Ce n’est que le début d’une longue aventure qui nous attend.
On a encore énormément de choses à apprendre auprès de nos camarades d’active.
IV) - L’essentiel des connaissances pour la PMG
Ce que je peux conseiller, c’est de réaliser une synthèse de l’EAD. Ça peut vraiment aider. En terme de connaissance pure et dur, l’essentiel est de connaître :
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Les grades (impérativement !)
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L’alphabet OTAN
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Le cadre légal de l’utilisation du PA (Art 122-5 et 122-7 du Code Pénal, Article 435-1 du code de la sécurité intérieure)
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L’OS et les déplacements (À gauche gauche, A droite droite, Demi-tour), ça peut paraître étonnant mais certains avaient du mal avec ça et on a pas mal ramassé la dessus.
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Rédiger un CR (Compte Rendu)
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Se présenter
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La marseillaise
V) - L’essentiel du matériel pour la PMG
Normalement pour chaque PMG une notice est envoyée un à deux mois avant afin d’acheter le matériel nécessaire. Mais il peut être pertinent de prendre du plus, notamment :
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Une pharmacie complète (cela vous sera demander de base mais ne pas hésiter à prendre biafine, crème solaire, crème anti-douleur, bandage etc)
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+ de chaussettes que demandé. En effet, un des premiers problèmes pour les pieds c’est la transpiration accumulé. Ne pas hésiter à prendre deux paires par jour, histoire de changer au cours de la journée. Si les pieds ne suivent pas, les journées deviennent compliquées et vous vous fatiguez beaucoup plus vite.
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Des barres vitaminées et des barres énergétiques. Le mess ne suffit pas toujours, et parfois la récupération peut être compliquée. Des barres peuvent vraiment vous aider.
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Du papier toilette. En effet, des camarades malveillants peuvent piquer le papier toilette présent dans les parties communes. Avoir son propre papier toilette est vraiment recommandable.
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Cela vous sera demandé, mais les claquettes/tongs est impératif, notamment pour la douche, cela va vous éviter des infections.
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Des bouchons d’oreilles si vous supportez mal le bruit. Vous allez dormir en chambre partagée, des camarades peuvent ronfler ou simplement faire du bruit même après le couvre feu.
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Des lingettes, histoire de se débarbouiller en pleine journée après certains cours salissant notamment le MSAA.
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Un déodorant en bille ET un déodorant en spray. Vous allez faire qu’une ou deux lessive au cours de la PMG, et l’odeur de votre treillis va rapidement vous déranger (déodorant aérosol pour l’odeur du treillis, déodorant en bille pour votre corps). Par extension un febreze pour la chambre peut être utile. Le linge sale dans le casier peut rapidement répandre une mauvaise odeur.
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Pour la lessive, certains prenaient le temps de faire leur lessive à la main dans les lavabos. Éventuellement de la lessive à main pourrait être utile.
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Pour les consommateurs de café, le café du mess est ignoble, et vous n’aurez qu’un café le matin. Normalement les cafetières sont tolérées en chambre.
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Pour les fumeurs, prendre de quoi tenir toute la PMG, il sera compliqué voir impossible qu’un cadre dégage du temps de ses journées pour aller au tabac pour vous.
VI) - Conclusion
La PMG est une expérience unique dans une vie.
Vous allez rencontrer tout type de profil : ancien de l’arme, salarié, étudiant, des jeunes de la vingtaine, des moins jeunes de la quarantaine, des ouvriers, des juristes, des sportifs etc.
Il faut venir l’esprit ouvert, et préparé. Il faut réellement faire preuve de cohésion et de tolérance.
Les premiers jours le physique n’est pas engagé, c’est uniquement le mental. Mais il ne faut jamais abandonner (sauf sous blessure, évidemment vous serez affecté sur une prochaine PMG il ne faut pas se détruire physiquement par crainte), ça ne peut que aller mieux. La découverte du monde militaire est surprenante, les repères ne sont pas les mêmes, mais il n’y a rien d’impossible.
Respectez les consignes qui sont données, respectez les cadres et les camarades.
Soyez humbles surtout, vous allez devenir réserviste, vous n’allez pas dans le PSIG ou le GIGN, il faut rester les pieds sur terre. C’est important d’être fière de ce qu’on fait, d’entrer dans l’institution, de donner de notre temps pour la gendarmerie, mais la déontologie et le respect doivent être maintenus. Les réseaux sont scrupuleusement surveillés, donc évitez de vous afficher en uniforme, respectez la profession et n’oubliez pas que nos camarades d’active sont là, si vous avez besoin d’aide, de conseil, si vous avez des questions demandez leur.
Vous êtes volontaires, ne l’oubliez pas, soyez motivés, mais surtout, profitez de cette expérience, investissez vous à fond.
Ce n’est que le début d’une longue aventure.
En espérant que ce RETEX ait aidé certains lecteurs.
N’hésitez pas à me poser des questions si vous en avez, ou à me corriger sur certains points si j’ai réalisé une erreur par inadvertance.